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Olivia Ruiz, épicurienne bio

Olivia Ruiz, épicurienne bio

Le 02/03/2017

Biocoop Hérouville-St-Clair
Naturelle, accessible, sympa… Rencontrer Olivia Ruiz, c’est comme passer un bon moment entre copines. Cette jolie brune de 37 ans, actuellement en tournée dans toute la France pour son dernier album À nos corps-aimants, nous ouvre les portes de son quotidien, plutôt branché bio mais pas que.

© Arnaud Tracol - Marie Bastille

Naturelle, accessible, sympa… Rencontrer Olivia Ruiz, c’est comme passer un bon moment entre copines. Cette jolie brune de 37 ans, actuellement en tournée dans toute la France pour son dernier album À nos corps-aimants, nous ouvre les portes de son quotidien, plutôt branché bio mais pas que.

 

Quelle consommatrice êtes-vous, Olivia ?

Au quotidien, j’essaie au maximum de consommer local, je m’interdis d’acheter trop de produits espagnols, en orientant mes achats sur le made in France, bio et sans OGM. J’aime faire mes courses moi-même et choisir mes légumes, les sentir, les toucher. J’ai une référence pour les magasins Biocoop. Il s’agit d’une enseigne qui existe depuis longtemps, ce qui pour moi est un gage de qualité et une garantie de traçabilité des produits.

 

Qu’est ce qui a motivé votre choix de consommer bio ?

Pour moi, c’est plus qu’un simple choix, c’est un véritable engagement. Il me vient de l’une de mes tantes avec qui j’ai vécu pendant trois ans. C’est elle qui m’a « formée » à la nourriture bio. Je me souviens qu’elle mettait du pollen dans mes yaourts ! J’étais sceptique, voire un peu moqueuse, à l’époque. Et le plus drôle, c’est qu’aujourd’hui j’ai adopté les mêmes habitudes alimentaires qu’elle ! Mes parents ne mangeaient pas bio mais avaient

une sensibilité à l’écologie. Ils faisaient du compost dans leur jardin.

 

L’arrivée de votre enfant a-t-elle changé ces habitudes ?

Je suis plus que jamais attentive à la qualité des aliments que je sers à mon petit garçon. Depuis que je suis maman, je cuisine. Car même si l’on trouve des préparations bio pour bébé dans le commerce, le goût des légumes et fruits frais est incomparable. D’ailleurs, mes petits plats étaient tellement appréciés par mon fils qu’il refusait les petits pots tout prêts à la crèche !

 

« Plus qu’une envie – Je baise donc je suis (…) », c’est le refrain de Mon corps, mon amour, dans votre dernier album. Si l’amour permet d’exister, que vous inspire l’expression « Je mange donc je suis » ?

Toutes mes contradictions sont dans cette phrase. Il y a des moments où je fais attention et d’autres où j’ai envie de me laisser aller à quelques excès, quitte à commettre des entorses ! J’aime trop certains produits pour attendre leur pleine saison. C’est le cas de la tomate, par exemple. En revanche, pour mon bébé, je ne fais pas d’exception. En résumé, je suis dans un entre-deux. Mon assiette est à mon image, à la fois équilibrée, rationnelle, très épicurienne

et gourmande.

 

Quels plats vous (re)donnent le sourire ?

Je vous réponds sans hésitation : la paella de l’un de mes oncles et les calamars de mon père ! En plus d’être un délice, ces plats font honneur à mes racines méditerranéennes qui fleurent bon le soleil.

 

Votre engagement dans la bio va-t-il au-delà de votre assiette ?

J’essaie d’adopter un mode de vie en accord avec mes valeurs. C’est-à-dire moins impactant pour l’environnement. Pour exemple, je privilégie le vrac quand j’achète des fruits secs et/ou séchés, comme les chips de banane que j’apprécie particulièrement. J’évite les emballages en plastique qui représentent pour moi une aberration écologique. J’éteins la lumière lorsque je quitte une pièce. J’utilise du coton sans chlore. Je pratique le tri sélectif, quand je peux, car je n’ai pas de poubelles de tri dans mon immeuble ! Je me débrouille pour jeter le verre dans un container spécial. Mais pour le reste, je n’ai pas de réelles solutions, en attendant que les choses changent… À bon entendeur !

 

Vivre dans une grande ville comme Paris, c’est écolo ?

Je réponds avec ma casquette de maman. Ayant grandi dans un endroit préservé du sud de la France, je culpabilise d’imposer à mon fils de vivre dans une grande ville. Je me dis qu’il n’aura pas le même capital santé que moi. Ce n’est pas un hasard si j’ai choisi d’habiter sur les hauteurs, à Montmartre. Il s’agit de l’une des zones les moins polluées de la capitale, selon Airparif, l’association en charge de la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France. Pour moi, privilégier un lieu de résidence faiblement pollué, quand on le peut, est aussi important que de choisir un appartement lumineux. Ces deux critères contribuent à mon bien-être et à celui de mes proches. Pour en revenir à la qualité de l’air, je pense que la Mairie de Paris devrait empêcher à l’année la présence des voitures dans la métropole. La mise en place de la circulation alternée durant les pics d’émission de CO2, comme cet hiver, est loin d’être suffisante. J’attends beaucoup plus des pouvoirs publics. Ce qui est sûr, c’est que je ne me vois pas faire grandir mon fils à Paris à long terme.

 

Respecter la nature, c’est aussi prendre soin de soi. Quel rapport entretenez-vous avec votre corps, un sujet très présent dans vos chansons ?

Nous avons tous une relation atypique avec notre anatomie. La perception que l’on a de soi a des répercussions sur l’image que l’on renvoie aux autres. On peut croiser une belle femme qui se sent moche. Et qui, par son mal-être, peut le devenir. L’important n’est pas de rentrer dans la norme mais d’être bien dans sa peau. Ce qui est mon cas. Mon corps est un moyen d’expression précieux. C’est mon outil de travail. Je chante, je danse avec et grâce à lui. Je le contrains beaucoup lors de mes concerts. C’est un mal nécessaire. J’aurais l’impression de ne pas mériter ma place d’artiste si je ne me donnais pas à fond à chacun de mes spectacles.

 

L’un de vos nouveaux titres s’intitule Dis-moi ton secret. Et vous, avez-vous un ou plusieurs petit(s) secret(s) d’hygiène de vie à nous confier ?

Je suis une grande consommatrice d’huiles essentielles. Durant ma grossesse, j’y ai eu recours pour me soigner. J’utilisais notamment de la camomille romaine que je m’appliquais sur les poignets pour me décontracter. Toutefois, il est important de respecter les préconisations d’usage et de se faire bien conseiller. Surtout quand on est enceinte. Avant un concert, j’utilise des Fleurs de Bach pour lutter contre le trac. Pour ne pas tomber malade, je fais régulièrement des cures d’acérola [petite cerise d’Amérique du Sud, bourrée de vitamine C, NDLR] afin de renforcer mes défenses immunitaires. Tout comme moi, mon fils a aussi droit à ses séances d’aromathérapie mais dans son bain. J’y verse un mélange d’huiles essentielles qui le détendent et favorisent son sommeil. Ma liste est loin d’être exhaustive, au point que je pourrais presque en faire une chanson

 

« MON ASSIETTE EST À MON IMAGE, À LA FOIS ÉQUILIBRÉE, RATIONNELLE, TRÈS ÉPICURIENNE ET GOURMANDE. »

« UN LIEU DE RÉSIDENCE FAIBLEMENT POLLUÉ EST AUSSI IMPORTANT QU’UN APPARTEMENT LUMINEUX. »

 

Bio express

Née à Carcassonne (11), Olivia Ruiz, artiste franco-espagnole, s’est fait connaître lors de sa participation à la Star Academy en 2001. Toutefois, c’est grâce à son album J’aime pas l’amour (2003) que la chanteuse impose son style. La même année, sort son second disque La Femme chocolat. Un véritable succès, qui lui vaudra plus tard plusieurs récompenses, notamment pour Miss Météores, aux Victoires de la musique. Après une pause cinéma – elle joue dans Un jour mon père viendra de François Valente –, elle enregistre en 2012 Le calme et la tempête. En novembre 2015, elle donne naissance à son premier enfant, à qui elle dédie un an plus tard un de ses titres, Nino Mi Niño, extrait de son nouvel opus À nos corps-aimants.

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